« Je peux faire intervenir un consultant en maintenance ? L’année 2017 commence bien ! Merci patron…! »

–        « J’ai besoin d’une vision extérieure pour m’accompagner dans l’optimisation de mes activités de maintenance. Il va m’aider à mettre en œuvre des leviers d’optimisation avec mon équipe ! »

–        « Responsable des activités de maintenance dans mon entreprise, je suis mobilisé par mon quotidien. J’ai du mal à définir un véritable plan d’actions pour nous améliorer…»

–        « Je connais nos défauts :

  • Les services de production ne sont pas satisfaits de notre réactivité et de nos temps d’interventions, nous devons nous améliorer et fluidifier nos échanges avec eux.
  • La direction financière réclame un inventaire valorisé précis de mon stock de pièces détachées…
  • Les hommes de l’équipe de maintenance ne sont pas assez impliqués… »

« J’ai déjà des idées mais une vision externe, un œil neuf dans mon organisation et une expertise métier vont me permettre de structurer ma démarche »

Restez attentif aux 3 points forts de la démarche du consultant externe :

La véritable valeur ajoutée du consultant repose sur sa connaissance de contextes et de clients variés qui lui permet de piocher dans un éventail de solutions éprouvées pour proposer des axes de réflexion et des objectifs à réaliser sur une période donnée.

En amont du projet, Il est important de bien communiquer avec le consultant pour décrire la situation et les valeurs de l’entreprise pour qu’il puisse répondre à vos objectifs et s’inscrire dans une démarche motivante pour le groupe de travail.

1)     Savoir définir les objectifs et le contexte de la mission :

Avec la direction de l’entreprise et les « hommes clés » des équipes de maintenance et de production, le consultant doit définir les leviers pour élaborer un plan de progrès à moyen terme.

Ces leviers sont basés sur des échanges lors de réunions de partage avec le groupe de travail constitué. Ils concernent essentiellement l’identification des dysfonctionnements, des axes d’amélioration souhaités, des différents événements constatés, des manques de résultats partagés.

A l’initialisation du projet, le premier exercice dicté par le consultant consiste impérativement à rédiger un document de travail formalisé par l’équipe elle-même afin de susciter l’adhésion des collaborateurs.

  • Définir les différents chantiers d’amélioration avec des premières priorités.
  • Construire une feuille de route partagée par les collaborateurs.
  • Répartir les rôles, les missions et les responsabilités de chacun par chantier.
  • Initier un premier planning de réalisation.

2)     Savoir positionner son rôle dans l’organisation de l’entreprise, modéliser sa démarche pour proposer une réelle valeur ajoutée afin d’être entendu et écouté.

De par son expérience, Le consultant doit disposer de facultés importantes pour s’immerger rapidement dans l’organisation et répondre aux attentes de son client. Les interlocuteurs apprécieront les qualités suivantes :  être à l’écoute, identifier et tenir compte des contextes particuliers, intégrer les contraintes et la culture de l’entreprise.

Ces qualités permettront une reconnaissance rapide du consultant envers ces interlocuteurs et libéreront l’intelligence collective en favorisant les échanges et le partage.

Son rôle pour l’entreprise peut être motivé par différents facteurs :

  • Débordés dans leurs activités quotidiennes, les collaborateurs manquent de reculs, de temps à consacrer à la réflexion, aux études et aux analyses…Les directions opérationnelles ne connaissent pas toutes les méthodes, toutes les approches métiers. Le consultant va pouvoir combler un manque d’expertise et s’attacher à transférer ses compétences sur les collaborateurs dans l’attente de solutions et de méthodes.
  • Inondés par les décisions stratégiques, les directions opérationnelles et générales peuvent faire intervenir un consultant pour bénéficier de sa vision extérieure et permettre de privilégier d’autres axes de décisions, d’autres scénarios non explorés, faute d’expérience.
  • Confrontés aux difficultés et aux contraintes dans leurs environnements métiers, les managers souhaitent bénéficier des multiples retours d’expérience de la part du consultant. Ils peuvent aussi utiliser celui-ci pour diffuser des messages importants sur les collaborateurs et permettre des avancées significatives dans certains cas.

3)      Identifier sa mission dans l’entreprise pour performer dans le management du projet :

Au-delà des scénarios d’optimisation associés aux objectifs et des multiples conseils prodigués par le consultant, celui-ci doit savoir initier une réelle dynamique positive dans sa démarche sans s’approprier personnellement le projet à la place du client.

  • Les collaborateurs doivent ressentir que l’accompagnement du consultant bouleverse leurs aprioris et provoque une rupture dans leurs rituels, dans leurs usages, leur façon de travailler ou leur façon d’apprendre
  • Sans remettre en cause les compétences des hommes dans leurs métiers, le consultant suscite l’intelligence collective pour que chacun puisse exploiter le meilleur d’eux-mêmes avec des méthodes et une démarche structurée.
  • Bien souvent, le consultant porte la responsabilité de garantir la coordination et la gestion du projet en termes de délai et de réalisation. Les collaborateurs du client attendent de lui un véritable pilotage pour tenir le cap.
  • Il doit intervenir avec rigueur pour animer les équipes, cultiver les échanges collaboratifs, susciter l’adhésion et la créativité mais il doit pouvoir libérer les collaborateurs dans leurs idées pour provoquer leurs implications et leurs prises de décision.
  • Le consultant doit faire en sorte de mesurer les travaux pour s’assurer que l’équipe cliente puisse performer dans les résultats avec les délais prévus.
  • Dans cet élan positif de construction et d’amélioration, il est primordial que le consultant laisse les collaborateurs porter et publier eux-mêmes les résultats d’équipes obtenus au sein de l’entreprise.

Le consultant doit intervenir dans l’entreprise pour donner son avis sur la situation en toute objectivité, proposée des méthodes éprouvées et des scénarios d’amélioration.

Il va guider une équipe pour développer des axes de travail innovants et provoquer des ruptures dans les rituels de chacun.

Un collaborateur au sein de l’entreprise peut ne pas être impartiale dans ses décisions, le consultant dispose d’un capital confiance qui le rend crédible avec l’ensemble des équipes du client.

 

Partager cet article

Partager sur twitter
Partager sur linkedin
Partager sur print
Partager sur email