Jean-Luc SANJOSE
Sales Manager

Comment la GMAO va devoir évoluer pour faire face aux enjeux de l’industrie du futur ?

L’industrie du futur passe par la modernisation de l’outil de production et la transformation du modèle économique de l’entreprise par le numérique. C’est le grand projet lancé par nos gouvernements et visant à accompagner les entreprises industrielles dans leur transformation avec la promotion des outils numériques et des nouvelles technologies : imprimantes 3D, objets connectés, big data, réalité augmentée, etc.

Comment ces nouveaux outils et ces nouvelles technologies vont-ils transformer nos modes de fabrication ? Ces outils et méthodes vont-ils transformer également nos méthodes et services de maintenance ? Comment la GMAO va-t-elle devoir s’adapter, intégrer, ou fédérer ces nouveaux outils dans ses fonctionnalités pour apporter toujours plus de valeur ajoutée aux services maintenance et conserver son rôle central dans l’industrie du futur ?

Les imprimantes 3D permettront-elles un jour d’imprimer les pièces détachées dont le service maintenance a besoin dans le cadre d’une intervention ?

Les drones qui offrent déjà des solutions de surveillance par voie aérienne sur les grands sites industriels vont-ils se généraliser dans l’industrie du futur ? Ces drones associés à des technologies de lecture infrarouge, pourront par exemple surveiller, avertir ou prévenir les opérateurs de maintenance en cas de surchauffe d’un équipement.

La réalité augmentée permet au travers de lunettes ou d’écrans d’afficher des informations contextuelles directement en lien avec le réel. En maintenance, les lunettes à réalité augmentée ou les informations contextuelles directement accessibles au travers d’un écran paraissent des outils prometteurs. On imagine en effet bien les gains potentiels de l’usage de ces outils pour les services maintenance. A l’approche d’un équipement sur le terrain, le technicien de maintenance va pouvoir disposer d’informations visant à faciliter la réalisation de son intervention : vision en surbrillance des éléments à contrôler ou à manipuler directement sur l’équipement, accès direct aux consignes de sécurité  qui encadrent l’intervention (afin d’éviter encore et toujours les accidents du travail), consultation du plan de la machine en 3D, accès à la documentation technique en ligne de la machine : et si possible avec des supports audio ou vidéo, etc.

Les objets connectés permettent aujourd’hui de rendre communicant chaque organe d’un équipement à l’aide de capteurs afin de donner en temps réel des informations précises sur l’état de la machine. Ces objets connectés vont-ils se démocratiser ?

Leur usage est très attendu par les services maintenance. Ces outils, en lien étroit avec la GMAO, vont en effet se généraliser pour développer la « maintenance intelligente » et la fourniture systématique d’autodiagnostic sur les équipements. En prescrivant au bon moment, aux services de maintenance, les entretiens à réaliser sur chaque machine, les objets connectés permettent d’éliminer toujours plus les pannes et d’éviter aussi le sur-entretien préventif systématique.

Comment l’arrivée des objets connectés modifie-t-elle notre vision de la GMAO chez DIMO Maint ? Le développement des objets connectés fait évoluer notre approche du développement de nos interfaces de communication entre les GMAO et les capteurs. Jusqu’à présent la communication avec les capteurs était plutôt réservée aux solutions de pilotage temps réel des équipements : Supervision, Gestion Technique Centralisée (GTC) ou Pilotage d’Atelier (MES en Anglais : « Manufacturing Execution System »). Ces solutions font en effet le lien entre le capteur physique et l’informatique. Nos interfaces sont donc au départ pensées entre la GMAO et les logiciels de Supervision qui dialoguent avec les capteurs de terrain. Nous n’avions jamais communiqué directement entre la GMAO et le capteur.

Avec la démocratisation des capteurs à faible consommation des objets connectés et l’émergence de nouveaux réseaux de communication longues portées sur le territoire national (tels que Lora ou Sigfox), nous pouvons désormais envisager de nouvelles manières de communiquer en direct entre la GMAO et les objets connectés. Ces objets deviennent autonomes en source d’énergie, en moyen de communication et en présentation de leurs résultats Leurs informations deviennent plus faciles à récupérer au travers de réseaux de communication en place, leurs données sont structurées et sont désormais directement interrogeables sur des centres d’hébergement, sans passer par des outils de Supervision. Nous pouvons de ce fait envisager une communication directe entre le capteur et la GMAO.

Les Mégadonnées (ou le Big Data) permettent grâce à l’analyse de volumes de données en très grandes quantités de définir des comportements, des liens de causes à effets et de faire des prévisions. Ces mégadonnées couplées à la GMAO devraient permettre demain de prévoir les pannes les plus probables sur les équipements et d’aider nos clients à prendre des décisions : modification de la politique de maintenance, ajustement du plan préventif, renouvellement d’un matériel, anticipation des modes de défaillances, …

Quand  allons-nous exploiter les mégadonnées chez DIMO Maint ? Le Big Data nécessite des moyens importants de collecte, centralisation et traitement de la donnée en masse. Nous avons adapté nos solutions pour poser les bases de cette exploitation des données. Nous avons en effet lancé en 2016 notre première solution de GMAO en ligne avec DIMO Maint MX. Cette solution est exclusivement exploitable sur notre centre d’hébergement (« Cloud » en Anglais, ou nuage). Tous les clients de cette solution disposent de la même version et utilisent la même instance du logiciel (mode Saas en Anglais : « Software as a Service »). Cette architecture nous permet de réaliser de la consolidation de données et de travailler dans un proche avenir sur des modèles d’analyse de nos données !

 

Classé dans : Blog GMAO, Nos solutions, Tendances

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