Avec DIMO Maint MX, Ravinala Airports optimise son plan de maintenance et le modèle financier de ses équipements

aeroport ravinala Ravinala Airports est le gestionnaire de concession des aéroports internationaux d’Antananarivo et de Nosy Be. Il regroupe quatre actionnaires d’envergure internationale, à savoir : Meridiam, le Groupe ADP International, Bouygues Bâtiment International et Colas.

Le choix de cet acteur majeur s’est fait suite à un appel d’offre international lancé par l’Etat Malagasy. Le scope d’intervention de cette gestion de concession comprend : l’exploitation, la maintenance, le développement et le financement de ces deux aéroports pour une durée de 28 ans, à compter de décembre 2016. Plus qu’une entreprise, Ravinala Airports est un acteur indispensable du développement économique de Madagascar.

Malgré un report de l’ouverture – initialement prévue pour le printemps 2020 – pour cause de Covid-19, l’ambition reste intacte de devenir l’un des opérateurs aéroportuaires de référence dans l’Océan Indien. Pour y parvenir tout en satisfaisant aux exigences des autorités et en sécurisant le renouvellement de ses garanties de maintenance auprès de ses fournisseurs et installateurs, Ravinala Airports s’est doté d’une GMAO performante.

Des obligations de performance

Saif Ben Ammar, Directeur de la Maintenance, avec son équipe, s’est attelé au projet de modernisation des méthodes depuis septembre 2018. Fin 2019 a eu lieu une restructuration au sein de Ravinala Airports ainsi qu’une redéfinition de la stratégie du plan de maintenance impliquant le recentrage des activités de maintenance, avec notamment l’externalisation de certains contrats, la hiérarchisation des familles d’équipements de maintenance par rapport au périmètre de travail et aux départements intégrant la maintenance.

Monsieur Ben Ammar explique : « Dans le cadre du contrat de concession avec l’Etat Malagasy, Ravinala Airports a l’obligation de remettre chaque mois des indicateurs de performance par rapport à des taux de disponibilité des équipements. La mise en place d’une GMAO permet de favoriser cette démarche, via la mise en place de mécanismes automatisés ». Le périmètre de la maintenance comprend les 3 aérogares d’Antananarivo (terminal national, terminal international actuel, le nouveau terminal international) ainsi que la zone fret et l’aviation générale. Il englobe également l’aérogare de Nosy Be. La GMAO se focalise sur le nouveau terminal international, site pilote de l’activité. L’extension aux anciennes aérogares interviendra ensuite.

Une définition fine des équipements et des niveaux de maintenance

agents maintenance ravinala

Les familles d’équipements sont subdivisées en équipements électromécaniques (tri bagage, passerelles télescopique, ascenseurs, portes automatiques), courants forts électriques (transformateurs, onduleurs, cellules…), climatisation (traitement d’air, groupes froids…) et bâtiments accueillant du public. La maintenance de Niveau 1 a été intégrée dans la GMAO. Les agents suivent la checklist via un bon de sorti chaque semaine.

« Dans la majorité des cas de maintenance de Niveau 2 & 3, un contrat est passé avec le fournisseur. Par exemple pour les passerelles, nous bénéficions de visites trimestrielles poussées sur divers points de contrôle, ou de support technique en visioconférence. Les grosses pannes sont réglées en 72 heures maximum. Le suivi correctif est tracé dans la GMAO. Il y a bien sûr un impact sur le taux de disponibilité » explique Monsieur Ben Ammar.

Il est indispensable de faire vivre la GMAO

Fort de son expérience dans le secteur aéroportuaire, Monsieur Ben Ammar a monté un pôle Méthodes pour faire vivre la GMAO. L’équipe de maintenance (une quarantaine de personnes) comprend un responsable maintenance multitechnique terrain, un autre pour les méthodes, la sous-traitance, la stratégie et la planification. Celui-ci est assisté d’un adjoint qui anime la GMAO, vérifie la bonne clôture des bons de travaux, résout des bugs éventuels, et fait l’interface avec l’IT et le support DIMO Maint.

Enfin, l’équipe comprend aussi un responsable pour la maintenance énergétique. Selon M. Ben Ammar : « La difficulté de mise en place d’une GMAO tient principalement à son animation. La première semaine est très chronophage car tout se met en place – intégration de l’arborescence, des équipements, processus de validation, gestion des droits… – mais c’est un passage indispensable pour notre activité. Il est crucial d’affecter une personne à temps plein lors du lancement, notamment pour faire les consultations, reprendre les historiques, suivre les équipements… ».

La maintenance comme levier de négociation

« Beaucoup de tâches sont internalisées, mis à part le tri bagages – le cœur hypersensible de l’aéroport – dont nous suivons les KPI et qui est intégralement externalisé. Les contrats ont été intégrés dans la GMAO, avec notamment les dates d’expiration et la génération d’un pop-up au moment des renégociations, une fonctionnalité qui n’existait pas au sein des services juridiques ».

La GMAO sert à la maintenance préventive et corrective et au suivi de plus d’une vingtaine de contrats. L’aéroport doit assurer vis-à-vis du constructeur à la réception du bâtiment que la maintenance est réalisée selon les préconisations des fournisseurs et des installateurs afin de pouvoir engager la garantie. L’usage de la GMAO offre un levier de négociation pour fusionner plusieurs contrats et optimiser le budget consacré aux tâches de maintenance.

Avec MX : le choix d’une solution déjà éprouvée

La solution initialement employée par l’aéroport avait été développée par un agent DIMO Maint en local. Il était préférable de ne pas bouleverser un système, mais de conserver sa base.

« La présence d’une représentation proche du terrain (Réunion) nous a rassuré aussi. Par ailleurs, proposer une solution dématérialisée en mode SaaS nous a permis de réduire les investissements matériels tout en sécurisant nos modes opératoires, d’autant que l’île est très bien desservie par la fibre. La souplesse d’utilisation était un critère important pour les équipes. L’interface est ergonomique, l’arborescence a été co-construite, la création des fichiers et des bons d’intervention, le processus de clôture, de validation et d’archivage, tout cela a été vite intégré » explique Monsieur Ben Ammar.

Une gestion des stocks en flux tendu grâce au connecteur Sage X3

Du connecteur Sage X3, M. Ben Ammar attend une meilleure gestion et visibilité des stocks en flux tendu pour éviter de conserver du stock de pièces obsolètes par exemple. Il s’agit aussi de mieux planifier les besoins et d’optimiser les coûts sur les bases d’une stratégie de lean management d’ici la fin 2020. L’ERP et le pôle Financier piloteront les opérations, en respectant la nomenclature préétablie par la maintenance afin d’éviter des doublons.

Des bénéfices à trois niveaux

Avec le recul, M. Ben Ammar constate 3 grands axes bénéfiques suite à l’usage de MX :

  1. Capacité d’anticipation des besoins de maintenance : notamment la dynamisation ratio préventif / correctif. Originellement de 40-60, il est passé à 70-30 grâce à la GMAO et au plan de maintenance. « Désormais, nous avons une vision à l’instant « T » via le cockpit ».

  2. Gain économique : la GMAO donne la vue sur toutes les tâches de maintenances à effectuer. Le ROI n’a pas encore été établi – ce sera chose faite à la mi-2021, cependant l’impact Covid-19 devra relativiser les chiffres – mais on constate des gains de temps, et donc d’argent et on peut réaffecter le personnel en conséquence.

  3. Visibilité sur la durée de vie des équipements : l’entretien et la réparation ont des impacts économiques et opérationnels. « A travers les historiques mensuels et annuels qu’apporte la GMAO, nous pouvons réviser le plan de maintenance et recalibrer le modèle financier lié aux équipements ».

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